Bernard Lugan

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« Ma philosophie est celle de Lyautey qui disait : La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec. J’essaie donc de vivre avec la société qui m’entoure en prenant garde à ne pas me faire happer par ses travers. Et je regarde couler le Titanic depuis le bar des premières classes en dégustant un vieux porto… »

Ancien président du service d’ordre de l’Action Française, Bernard Lugan détonne dans le milieu universitaire français. Africaniste, ethnologue et historien, ce chevalier sorti d’un autre temps,  ne se pare pas de faux semblants. Fustigeant toute velléité de repentance, ferraillant gaiement contre les idées reçues et le panurgisme galopant. L’anarchisme de Lugan, tendance mousquetaire, a la brillante audace de briser d’indicibles tabous ou mythes.

Bernard Lugan est né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc). Fils d’un officier de marine installé au Maroc après la Seconde Guerre Mondiale, Bernard Lugan effectue sa scolarité chez les Oratoriens à Meknès. Il quitte le Maroc en 1959 pour Paris où son père a ouvert un cabinet d’avocat. Il poursuit ses études secondaires au lycée Claude Bernard puis au lycée de St-Cloud avant d’entamer des études de droit à Assas et de s’orienter vers des études d’histoire à Paris X-Nanterre . En 1968, il est membre de l’Action Française, chargé des « commissaires d’AF », service d’ordre qui menait des opérations contre les groupes-commando d’extrême Gauche.

Parcours Universitaire

En 1969, Bernard Lugan est licencié d’histoire et de géographie à Paris X- Nanterre. Après avoir soutenu un mémoire de maîtrise sur l’histoire militaire coloniale sous la direction de Frédéric Mauro, il entame une thèse sur le soldat colonial au 18e siècle sous la direction d’André Corvisier, thèse qu’il abandonne deux ans plus tard pour partir comme coopérant au Rwanda.

Il met un terme à ses activités politiques à la fin de l’année 1970. En 1971, sous la direction du professeur Frédéric Mauro, il soutient une maîtrise dont le titre est « La présence militaire française dans la vallée du Mississippi et dans le Centre-Ouest américain de 1699 à 1760 ». Éditée en 1994 sous une forme augmentée sous le titre Histoire de la Louisiane française (1682-1804). Perrin, voir la bibliographie.

De 1972 à 1982, il est coopérant au Rwanda, assistant d’histoire et de géographie à l’Université Nationale puis à celle de Butare dans l’équipe de Pierre Sirven et enfin à celle de Ruhengeri. En 1976, il obtient son doctorat de troisième cycle avec une thèse intitulée L’Économie d’échange au Rwanda de 1850 à 1914. En 1977, le CNU ( Conseil National des universités) l’inscrit sur la Lafma (Liste d’aptitude à la fonction de maître-assistant).

En 1982, il est recruté à l’Université Jean Moulin-Lyon III, et passe l’année suivante sa thèse d’État Entre les servitudes de la houe et les sortilèges de la vache : le monde rural dans l’ancien Rwanda, sous la direction de Jean-Louis Miège (voir plus bas l’évaluation de sa thèse). Il y enseignera son histoire de l’Afrique jusqu’en 2009 avant de partir, lassé d’esquiver les attaques répétées des « officines de police » d’une université passée entre les mains d’un « bas-clergé » qu’il abhorre. Vous l’aurez compris, la singularité du bonhomme tient pour beaucoup à cette répartie délicieusement agressive et qui n’est pas sans rappeler les envolées les plus tranchantes de la veille droite monarchiste.

En , il est maître-assistant à Lyon 3 (promu maître de conférences de 1re classe en 1990). Il entre au CNU deux années plus tard.

En 1986, Bernard Lugan publie son premier ouvrage, consacré à l’Afrique du Sud. La revue L’Histoire lui aurait ouvert ses colonnes pour un débat contradictoire avec deux autres spécialistes de l’Afrique du Sud ayant publié récemment un ouvrage sur ce pays.

En1990, dans le quotidien Présent, il publie un Manifeste pour les libertés universitaires après que Bernard Notin a publié un article révisionniste:

« À Lyon, l’une des Universités a été sommée de se prononcer sur les thèses exprimées par l’un des siens dans une revue connue et de bonne tenue scientifique. […] Injonctions et pressions ont contraint le Président de l’Université à saisir la commission disciplinaire, dont la compétence est en l’occurrence douteuse. Nous appelons nos collègues […] à défendre les libertés universitaires contre l’insupportable police de la pensée. »

Le 10 octobre 1997, le Conseil d’Etat condamne l’État à verser à Bernard Lugan 10 000 francs de dommages et intérêts, et annule le recrutement de professeur d’histoire pour lequel sa candidature avait été indûment exclue (arrêt du Conseil d’État n°170341, rapporteur Valérie Pécresse).

En mars 2001, Bernard Lugan est promu « maître de conférences hors classe » sur le contingent de l’Université. « La décision provoque la colère des associations et même […] une pétition signée par plus de cinquante africanistes français dont certains sont assez connus«  (Rapport Rousso). Ils affirment dans la pétition :

« Nous nous élevons avec vigueur contre cette distinction qui est susceptible de jeter le discrédit sur l’ensemble des études africanistes en France. En effet, qu’il s’agisse de l’Afrique du Sud, du Maroc ou de l’Afrique des Grands Lacs, les travaux de Bernard Lugan ne sont pas considérés comme scientifiques par la plus grande partie de la communauté universitaire. En revanche, à travers des articles élogieux et des interviews complaisantes, parus dans Minute, Présent et National Hebdo, ces travaux ont servi de support à des thèses défendant l’apartheid en Afrique du Sud, les fondements racialistes de l’histoire africaine et faisant l’apologie de la colonisation. Nous nous élevons donc contre cette promotion et demandons aux autorités compétentes de suspendre son application.  »
Bernard Lugan a proposé un débat public et contradictoire aux signataires de la pétition, sans obtenir de réponse. Il a réitéré cette offre sur les ondes de Radio Courtoisie.

Ces universitaires, qualifiés d’« africanistes tiers-mondistes » par Lugan, dénoncent une « vision racialiste » de l’histoire (ses livres sur le Rwanda, le Maroc et l’Afrique du Sud sont visés).Une répartie qui lui aura valu un paquet de procès et les attaques répétées du monde universitaire et journalistique. Force est de reconnaître que notre homme sort rarement à couvert, en particulier lorsqu’il affirme au cours d’un entretien avec Robert Ménard que « Nelson Mandela n’a rien fait du tout pour l’Afrique du Sud » et qu’ « il a tout raté ». Difficile d’égratigner avec tant de virulence les symboles. Pourtant, Bernard Lugan prend toujours un malin plaisir à dégoupiller les anathèmes, lui qui dénonce dans son dernier essai, Décolonisez l’Afrique !, « le couple sado-masochiste composé de la repentance européenne et de la victimisation africaine », qui a enfanté d’ « une Afrique immobile attribuant tous ses maux à la colonisation », n’hésitant pas à prôner la suppression de l’aide vers les pays africains. Les éditorialistes du Monde diplo apprécieront.

Gilles Guyot, président de l’université Lyon III dénoncera une « querelle d’africanistes jaloux », « parisiens », reconnaîtra que Lugan « a beaucoup d’ennemis dans la profession » et soutiendra la promotion approuvée par 13 voix sur 19 au nom de la liberté de pensée universitaire (interview à M Lyon de novembre 2001). Lugan commente : « En France, la compétence n’est pas reconnue, il faut être pédé,franc-maçon, ou syndicaliste de gauche pour progresser »

En 2001, Bernard Lugan est promu au dernier grade de la grille de « maître de conférences » sur le contingent de l’Université Jean-Moulin de Lyon.

Entre 1990 et 2002, Bernard Lugan a intenté et gagné plusieurs procès pour diffamation à l’encontre de diverses publications et personnalités qui l’avaient qualifié notamment de « révisionniste » ou de « négationniste ». Il a déclaré à ce sujet à la revue Média :

« J’ai fait condamner Ivan Levaï qui ne s’en est jamais vanté, et ce fut le premier de la longue série de mes procès gagnés. La presse lyonnaise a largement fait écho à ces attaques en ne tenant jamais compte de mes explications, de mes démentis, des jugements rendus et qui m’étaient tous favorables. J’ai eu affaire non à des journalistes, mais à des inquisiteurs, à des militants politiques. À cette occasion, France Info Lyon s’est particulièrement distinguée. Les plus malhonnêtes furent cependant les journalistes du Figaro Lyon, les moins malhonnêtes, ceux de Libération Lyon. J’ai d’ailleurs intenté des procès au premier et pas au second. Je ne me suis pas laissé faire : j’ai engagé dix-sept procès, que j’ai tous gagnés. Ça m’a permis de refaire une partie de la toiture de la superbe maison que j’avais en Bourbonnais. Le Canard enchaîné et L’Événement du jeudi m’ont, quant à eux, payé la réfection d’une très belle cheminée du xvie siècle… Depuis que je n’ai plus de procès, mon train de vie a baissé… »

Sensibilité politique et influence

Bernard Lugan se dit de sensibilité monarchiste mais a appartenu brièvement au Parti Républicain, ancêtre de Démocratie libérale. Devant le TPIR, « accusé par le procureur d’être un anarchiste de droite, il a admis cette qualification en y ajoutant une « tendance mousquetaire« . Compte rendu d’audience sur le site de l’agence Hirondelle. Arusha, 5 septembre 2007 (FH-TPIR/Renzaho).

http://www.revue-medias.com/bernard-lugan-pour-le,811.html

Le Figaro, c’est mieux que Le Monde ?

Le Figaro, cette Pravda des mollassons qui ne f ait jamais le moindre écho à mes livres, n’a qu’un seul intérêt pour moi : son carnet mondain, pour savoir qui se marie, qui a rejoint « la maison du Père », et c’est tout. Je ne lis pas Le Figaro. Mais Libération, oui. Au moins, on y trouve des choses amusantes, et même parfois des photos de femmes nues que j’apprécie, car en plus de toutes mes tares, je suis un hétérosexuel assumé. J’aggrave mon cas… Vous le voyez, je suis un anarchiste de droite, je ne suis pas classable.

Aujourd’hui éloigné du monde universitaire, Bernard Lugan a tout le loisir de se consacrer à ses travaux d’expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et continue à dispenser des cours à l’École de guerre – ça ne s’invente pas. Si certains seraient tentés de voir en lui le simple trublion d’une droite déliquescente, les pavés consacrés à l’histoire du continent africain qu’il publie chaque année sont là pour rappeler qu’il est avant tout un chercheur. Ses lames, loin d’être rangées et toujours aussi coupantes, s’aiguisent désormais sur son site et dans les pages de sa revue, L’Afrique réelle, au travers desquels il continue à jouer sa meilleure partition : ferrailler contre cette bien-pensance qu’il exècre autant qu’il méprise ceux qui l’alimentent, ces « boutors de la sous-culture journalistique » et autres « lapins de coursive de la presse française », qu’il considère comme ses ennemis les plus farouches. Non content de croiser le fer avec la caste journalistique, notre mousquetaire ne laisse pas en reste les élites occidentales , accusées de tout confondre, sur fond d’inculture et d’idéologie. L’Histoire n’est pas une matière molle que l’on peut tendre et distendre au gré des bons sentiments, elle est une histoire du temps long qui implique distance et parfaite connaissance des faits. Et la pensée unique n’y a pas sa place.

En fait, Bernard Lugan oppose à une société « dévirilisée », les vertus de la parole vraie et de l’exactitude scientifique. Il revendique sans trembler « une conception aristocratique de la vie », préférant toujours à l’idéologie « lumiériste » de Léon Blum le génie colonisateur du maréchal Lyautey, aux syndicats les corps francs, à l’égalitarisme l’affirmation des différences, à la République une France charnelle . Quand Bernard-Henry Lévy se veut le sauveur du peuple lybien, il prévient lui d’une intervention qui risque de bouleverser la géopolitique d’un continent qu’il connaît sur le bout des doigts. À la confluence de l’intellectuel/écrivain engagé du début du 20ème siècle – on ne parle pas là du « philosophe militant » BhLien – et du pragmatisme universitaire anglo-saxon, Bernard Lugan est bien décidé à poursuivre un combat entamé dans ses premières années de jeune homme, la tête haute, le verbe acéré et la moustache toujours saillante. Comme une réminiscence d’un temps où la France se battait dans la rue, en queue de pie et nœud papillon.

Bernard Jean René Lugan

Né le 10 mai 1946 à Alger.

Étudiant en histoire à Paris X Nanterre. Milite à la FNEF (Fédération nationale des étudiants de France) aux côtés de Jean-Pierre Stirbois, Alain Renault, le bras droit de François Duprat, et de Bruno Gollnisch.

1968 : En charge des commissaires de l’Action Française, service d’ordre du mouvement maurrassien.

1969 : Licence d’histoire et de géographie à Paris X Nanterre.

1976 : Thèse de 3ème cycle. L’Économie d’échange au Rwanda de 1850 à 1914 sous la dir. de André Bourde, Université d’Aix-en-Provence.

1972 -1982 : assistant d’histoire et de géographie coopérant. En poste à l’Université Nationale du Rwanda, à Butare puis à Ruhengeri.

1982 : recruté à l’Université Jean Moulin Lyon 3, « dans le cadre d’une procédure spéciale qui permet à d’anciens coopérants ayant des états de service, de rejoindre l’enseignement supérieur et de s’y faire ensuite titulariser » (Rapport Rousso, p. 71). Dans une lettre émanant du recteur de l’Académie de Lyon adressée au Président de l’Université de Saint Etienne, en date du 10 août 1982, il est indiqué « St Étienne n’en veut pas – proposé à Lyon 3 par le ministère ».

1983 : Thèse d’État. Entre les servitudes de la houe et les sortilèges de la vache : le monde rural dans l’ancien Rwanda, sous la dir. de Jean-Louis Miège, Université d’Aix-en-Provence. Dans le rapport de soutenance, son directeur de recherches ne cache pas « ses réticences, ouvrant une discussion approfondie sur les sources, la bibliographie et déniant au travail le caractère d’histoire fiable ».

Depuis le début des années 1980 : Bernard Lugan participe à des journaux liés à l’extrême-droite (Minute-La France, Présent, National-Hebdo, Enquête sur l’Histoire, Nouvelle Revue d’Histoire, Identités, Les Cahiers de Chiré, Terre et Peuple).

19 janvier 1984 : Les circonstances de son retour en France de Bernard Lugan font l’objet d’un recours devant le tribunal administratif de Lyon. Le ministère des Relations extérieures « invoquait pour justifier son rapatriement une demande des autorités rwandaises qui auraient jugé le comportement de l’intéressé « incompatible avec ses fonctions de coopérant » et « de nature à nuire aux relations de la France avec le Rwanda » (Rapport Rousso page 72). Le Tribunal ne suit pas néanmoins les justifications du Ministère.

1985 : Maître-assistant à Lyon 3.

28 octobre 1985 : Bernard Lugan préside le jury d’une thèse de 3e cycle d’un étudiant tunisien, Abdelhamid Bdioui, soutenue à Lyon III, portant sur « L’image de l’Arabe et du Musulman dans la presse écrite en France (1967-1984) » sous la direction de Roger Deladrière, responsable de la section d’arabe de la faculté des langues de Lyon 3. Dans cette thèse, le MRAP est qualifié de « mouvement judéo-bolchévique » et la LICRA « mouvement judéo-capitaliste ». « Elle comporte des citations des Protocoles des Sages de Sion et reprend l’idée de « l’existence d’un groupe de pression à l’échelle internationale qui manie les mass-médias » (…). Cette thèse a été admise en soutenance mais elle a obtenu la mention « passable », la plus mauvaise. » (rapport Rousso, page 73) Pour sa défense, Bernard Lugan a souvent expliqué qu’ « il avait été « réquisitionné » (par Jacques Goudet) pour faire partie du jury et que dans le rapport, il a fait état de ses réserves quant à ce travail  » (Rapport Rousso, page 73)

1987 : Bernard Lugan est membre du C.N.U. (Comité National Universitaire)

1990 : nouvelle édition de l’ouvrage de Bernard Lugan, Histoire de l’Afrique du Sud. De l’Antiquité à nos jours, Paris, Perrin, 1986 (rééd.1990 et 1995). « L’auteur critique l’idée d’un État pluri-éthnique et plaide pour un partage territorial entre « Blancs » et « Noirs » » (Rapport Rousso, page 151).

1990 : Maître de conférences 1ère classe.

10 août 1990 : En pleine « affaire Notin », du nom du maître de conférences en économie auteur d’un article négationniste, Bernard Lugan rédige au magazine Présent un « Manifeste pour les libertés universitaires » qui sera ensuite salué par la Revue d’Études Révisionniste « A Lyon, l’une des Universités a été sommée de se prononcer sur les exprimées par l’un des siens dans une revue connue et de bonne tenue scientifique. (…) Injonctions et pressions ont contraint le Président de l’Université à saisir la commission disciplinaire, dont la compétence est en l’occurrence douteuse. » « Nous appelons nos collègues (..) à défendre les libertés universitaires contre l’insupportable police de la pensée ».

12 novembre 1990 : Participe à une « Causerie sur l’Afrique » auprès de l’Association pour la défense de la Mémoire du Maréchal Pétain.

1991 : « Rassemblement de la piété française », auquel participe activement Bernard Lugan. Il s’agit d’un rassemblement organisé dans le village de Martel dans le Lot pour célébrer une bataille où Charles Martel aurait « anéanti les Arabes ». Bernard Lugan soutien que cet « anéantissement » n’a pas eu lieu à Poitiers en 732 comme on le dit, fondant son argumentaire d’universitaire averti sur … la notice du Guide Michelin (Le Monde, 25/10/1991). Interdit par la mairie, ce pseudo pèlerinage rassemblera quelques militants d’extrême-droite, notamment issus des milieux catholiques traditionalistes et du mouvement extrémiste l’Oeuvre Française.

1991 : Bernard Lugan participe au recueil Rencontres avec Saint-Loup, une série de textes réunis par son collègue de Lyon 3, Pierre Vial, membre du Front National. Saint-Loup (1908-1990) est le pseudonyme de Marc Augier, membre de la L.V.F et responsable S.S. dans la division Charlemagne. « Condamné à mort par contumace, il fuit en Argentine. À son retour, il exerce une grande influence sur le petit monde des néonazis. Il préside le Comité France-Rhodésie, lancé par Europe Action en faveur de l’État raciste d’Afrique australe » (Angelfire.com).

23 février 1993 : Mardi-Gras à Lyon 3. Comme c’est le cas depuis plusieurs années, Bernard Lugan fait cours revêtu d’un uniforme du 6ème Régiment de Lancier du Bengale, avec couvre-chef et cravache à la main. Le thème du cours du jour porte sur « la chanson comme source auxiliaire de l’Histoire ». Au dessous du texte du chant en question, La Coloniale, « ouvertement raciste et sexiste » (Rapport Rousso, page 151), on pouvait lire le programme suivant : « La poésie musicale et la riche diversification du chant que nous allons commenter aujourd’hui constituent le point d’orgue, pour ne pas dire l’Oméga de toute pensée historique digne de ce nom […]. Ce Chant nous entraîne à la recherche de cet horizon toujours plus lointain qui a toujours lancé sur les pistes les hommes en bonne santé morale. Il y a cinq siècles nos ancêtres découvraient l’Amérique, il y a cent ans l’Infanterie de Marine faisait retentir ses mâles chansons du Tonkin jusqu’au Soudan. »

Le cours se termine en bagarre générale entre les militants du CAFAR (Comité Antifasciste et Antiraciste) et les militants d’extrême droite qui entouraient Bernard Lugan. Colette Demaizière, doyenne de la Faculté des Lettres et ancienne militante de l’UNI, absout Bernard Lugan par le communiqué suivant : « Il est inadmissible que des éléments extérieurs interviennent pour interdire de parole tel ou tel. Il est intolérable que des cours, même détournés exceptionnellement en plaisanterie carnavalesque, tournent au pugilat. Il est anormal que des étudiants qui n’ont pas la compétence pour le faire, s’érigent en juges de la qualité des cours d’enseignants ».

20 septembre 1993 : Bernard Lugan crée la Société Unipersonnelle à responsabilité limitée « Afrique Réelle », siège social rue de l’Horloge à Charroux (Allier), RCS Cusset 392 770 962

Décembre 1993 : Bernard Lugan conseille à ses étudiants la revue Enquête sur l’Histoire, dirigée par l’extrémiste Dominique Venner (membre du GRECE et ancien membre de l’OAS)

12 février 1994 : Bernard Lugan donne une conférence à l’Institut d’Action Française sur le thème « la démocratie est-elle possible en Afrique » avec mention de son rattachement universitaire. Après une lettre de l’association Hippocampe, l’Université demande le 14 février 1994 dorénavant de ne pas mentionner publiquement « en dehors du cadre universitaire », le rattachement professionnel à l’université Jean Moulin Lyon 3 car cela « engage une collectivité de travail, professeurs, personnel administratif et étudiants » (rapport Rousso, page 154)

14 août 1995 : Bernard Lugan rend hommage à l’un de ses anciens camarades maurassiens, Jean-Claude Poulet-Dachary (militant actif du Front National dans le Var), dans le journal d’extrême droite National-Hebdo. Il termine le texte par ces mots : « Adieu, vieux camarade, que la terre de Provence que tu t’efforças de défendre contre les nouveaux barbares te soit légère. Tes ennemis vomissent sur ta dépouille, tes amis qui te pleurent leur feront rendre gorge. »
27 mars 2001 : Sous la présidence de Gilles Guyot, Bernard Lugan est promu « Maître de Conférences Hors Classe » sur le contingent de l’Université alors que le C.N.U a toujours refusé de l’avancer. Le bureau de l’Université a proposé Bernard Lugan alors que 46 autres maîtres de Conférences pouvaient prétendre à cette promotion. 14 ont plus d’ancienneté et 23 un échelon supérieur à celui de Bernard Lugan. Plusieurs sont agrégés. Un ancien doyen aurait également pu recevoir cette distinction. Par ailleurs, Bernard Lugan a rédigé peu d’articles pour des revues aux normes scientifiques. La plupart de ses contributions sont parues dans sa propre revue : L’Afrique réelle. Cette promotion provoque en outre le lancement d’une pétition fondée sur le texte suivant : « Les soussigné-e-s ont récemment appris par la presse la promotion de Bernard Lugan comme maître de conférence hors classe par le conseil d’administration de l’université Lyon 3. Cette procédure vise habituellement à reconnaître l’apport scientifique exceptionnel d’un chercheur et/ou les services rendus à son université. Nous nous élevons avec vigueur contre cette distinction qui est susceptible de jeter le discrédit sur l’ensemble des études africanistes en France. En effet, qu’il s’agisse de l’Afrique du Sud, du Maroc ou de l’Afrique des Grands Lacs, les travaux de Bernard Lugan ne sont pas considérés comme scientifiques par la plus grande partie de la communauté universitaire. En revanche, à travers des articles élogieux et des interviews complaisantes, parus dans Minute, Présent et National Hebdo, ces travaux ont servi de support à des thèses défendant l’apartheid en Afrique du Sud, les fondements racialistes de l’histoire africaine et faisant l’apologie de la colonisation. Nous nous élevons donc contre cette promotion et demandons aux autorités compétentes de suspendre son application »

La pétition compte alors parmi ses signataires : Anne Hugon, M. M’Bokolo, Jean-Pierre Chrétien, Catherine Coquery-Vidrovitch, Françoise Raison, Daniel Rivet, Jean-Louis Triaud.

« S’il est vrai qu’aucun des signataires ne se range à l’extrême droite, la pétition montre à tout le moins que Bernard Lugan apparaît très isolé dans sa propre communauté scientifique, un élément dont n’a pas tenu compte le conseil d’administration en lui accordant cette promotion. » (rapport Rousso, page 219).

Gilles Guyot avait précisé à l’époque que Bernard Lugan « n’est pas d’extrême droite» et est « l’un des meilleurs spécialistes de l’Afrique ».

Du 31 août au 7 septembre 2001 : Conférence de l’ONU contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée à Durban (Afrique du Sud). « Intervenant à son tour pour mettre en lumière les formes contemporaines de racisme, le Président du Sénégal, Abdoulaye, Wade a déclaré « En ce qui concerne l’esclavage, la thèse la plus courante est que les Noirs ont vendu des Noirs et les marchands d’esclaves n’en sont pas responsables. Dans mon livre « Un destin pour l’Afrique », j’ai souligné que l’Afrique a subi plusieurs siècles d’esclavage par notamment le Portugal, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Italie, et ensuite le colonialisme. Je voudrais que l’on retienne de l’histoire que l’Afrique a été vaincue sans toutefois abandonner les armes. Aujourd’hui, le Professeur Bernard Lugan de l’université Lyon III (France) a renversé l’histoire, soulignant que tout ce qui a été soutenu par des écrivains africains est faux. C’est ce que je qualifie de racisme intellectuel. Plusieurs civilisations existaient en Afrique, contrairement à ce qui est avancé par le Professeur Lugan qui prétend que la contribution des Noirs est dérisoire. Des scientifiques américains insistent sur le fait que les « nègres » sont inférieurs aux autres. L’assistance aux personnes défavorisées au sein de la communauté noire américaine est inutile car du fait de leur infériorité intellectuelle les personnes ne pourront jamais jouer un rôle crucial dans le pays. Il y a une bataille intellectuelle à mener contre le racisme et la discrimination ».

29-30 novembre 2003 : Bernard Lugan est cité comme « témoin-expert » au Tribunal Pénal International pour le Rwanda par la défense d’Emmanuel Ndindabahizi, ancien ministre des Finances rwandais, alors accusé de génocide et de crimes contre l’humanité. Ndindabahizi a par la suite été condamné, le 15 juillet 2004, à la prison à perpétuité par le TPIR.

18 mai 2005 : Bernard Lugan dissout la société de publication de L’Afrique Réelle. Le rapport de la gérance sur la dissolution de la société en date du indique que la société « a perdu plus de la moitié de son capital social ».

Octobre 2005 : L’association étudiante AE2L « convie » « le professeur « Bernard Lugan (il n’est que Maître de Conférences) à un entretien pour leur revue L’Indigeste. Il soutient dans l’interview, que sur le problème rwandais, « aucune étude sérieuse n’a été faite jusqu’à présent sur la question ». Selon lui, « La France ne porte aucune responsabilité dans un génocide commis par des Rwandais qui ont massacré d’autres Rwandais ». Quelques jours plus tard, les responsables de l’AE2L, Lionel Sok et Valentin Goux, publient un numéro spécial intitulé Mea Culpa et présentent leurs excuses aux étudiants de Lyon 3. Dans le même temps sur le blog qui lui est consacré sur le site Internet de Radio-Courtoisie, Bernard Lugan évoque en ces termes le génocide rwandais : «  »Manches longues ou manches courtes ? » à propos des exactions à la machette sur les populations civiles du Rwanda » (http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-780468.html)

Novembre-décembre 2005 : Le journal Le Figaro (24/10/2005) indique que Le « colonel de l’Apocalypse » Théoneste Bagosora, accusé d’avoir supervisé et planifié le génocide rwandais par le Tribunal Pénal International, avait décidé, pour sa défense, de faire appel « en tant qu’expert » à Bernard Lugan.

Ces journalistes, tels des hyènes…

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Un combattant des forces spéciales risquant actuellement sa peau au Mali pour y réparer les erreurs de ces irresponsables politiques français qui n’ont pas su prévoir l’enchaînement des évènements, va probablement être sanctionné ou faire l’objet d’une ferme remontrance. Son crime : un « fouille-m… » à carte de presse l’a photographié alors qu’il s’abritait le visage du vent de sable au moyen d’un foulard portant en impression une tête de mort. Horreur, abomination aux yeux des aventuriers du brunch dominical !

Le fond du problème est que la « niche écologique » des journalistes ayant disparu avec internet, ils tentent désormais de survivre tels des sangsues dans une mare asséchée. Ceux de la presse écrite s’imaginent créer quand ils ne font plus que gloser, et ceux de la presse parlée se pensent tels des Cicéron cependant qu’ils lisent des textes écrits par d’autres… Quant à nombre de reporters, sortant de leurs hôtels climatisés pour rôder tels des hyènes à la recherche de carcasses puantes, ils ne sont plus capables que de rapporter des clichés faisandés. Et encore… quand ils n’enfreignent pas les consignes des militaires en allant se faire capturer en zone interdite, mettant ainsi en danger la vie de ceux qui seront chargés d’aller les délivrer.

Jamais un Lartéguy, un Schoendorffer ou ce cher Yves Débay n’auraient publié un tel cliché. Mais il est vrai que des rizières de Bac Ninh aux djebels du Constantinois, ces géants partageaient la vie des combattants, ne cherchant jamais à les trahir.

Nous savions donc de quoi sont capables certains de ces « journalistes »auxquels aucune bassesse n’est décidément étrangère. Mais que la hiérarchie militaire ait cru nécessaire de devoir diligenter une enquête, à propos d’une histoire que tout cavalier qualifierait de « corne-cul », en dit long sur les pertes de repère d’une société dévirilisée, ou plus exactement« découillée ».

Vive le duel !

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En ces temps de rigueur budgétaire, tout citoyen lucide, responsable et patriote, se doit de proposer des solutions permettant de réaliser ces véritables économies qui permettront de moins saigner les 57% de Français payant l’impôt sur le revenu.

Ayant une solide expérience de procès gagnés contre les principaux organes de presse français, je me fais un devoir de proposer à Madame LE ministre Taubira la solution qui lui permettra de boucler avec efficacité et élégance le budget de son ministère.

Les statistiques montrent d’une manière éloquente que les tribunaux sont engorgés par d’innombrables procédures en diffamation ou injure publique engagées contre des journalistes. Or, pourquoi aller devant les juges quand le duel s’impose naturellement comme le moyen le plus sûr, le plus rapide et le plus économique de régler ce type de contentieux ?

Trois grandes raisons militent en effet pour le rétablissement du duel en matière de diffamation ou d’injure publique :

1- Alléger le travail des juges alourdi par ces affaires en définitive subalternes.

2- Responsabiliser les diffamateurs qui ne supportent jamais les conséquences de leurs actes puisqu’ils sont défendus par des avocats soldés par leurs journaux.

3- Supprimer des procédures longues, coûteuses et finalement inutiles étant donné qu’aucune publicité n’est faite aux jugements rendus et que les condamnations ne sont jamais à la hauteur du préjudice subi.

La justice étant finalement impuissante, seul le duel apparaît donc comme ayant une valeur à la fois directement réparatrice et hautement pédagogique ; tout en soulageant les magistrats et en permettant à la place Vendôme de réaliser de considérables économies.

C’est dans cette optique éminemment altruiste que, en 1990, Vladimir Volkoff et moi-même avons créé l’Association pour le rétablissement du duel en matière de presse.

L’ARDP s’inscrit dans la tradition du Code de l’Honneur et du Duel car, contrairement à ce que voudraient faire croire certains esprits chagrins, le duel n’est pas une tentative « légale » d’assassinat. A partir du moment où les adversaires constituent leurs témoins, ils s’en remettent en effet en tout et pour tout à leur décision. Or, ces derniers sont seuls habilités à décider s’il y a lieu ou non à rencontre puisqu’ils ont l’obligation de s’opposer à tout combat décidé pour un motif futile.

Les offensés ont le choix des armes, pourvu qu’elles soient à poudre ou d’acier. Ma préférence, bien connue de ces journalistes auxquels j’ai — toujours en vain… —, demandé réparation, va à la rencontre au sabre et à cheval. Dans le cas où le butor ne trouve pas le fond de sa selle, j’accepte le combat à pied, si possible à la dague, arme de contact par excellence.

A ce propos, je fais une autre proposition à finalité économique, mais à Monsieur le ministre de l’Éducation nationale cette fois. Pourquoi ne pas rendre obligatoire et naturellement éliminatoire, l’enseignement du combat à cheval dans les écoles de journalisme? Une telle discipline si hautement formatrice et pédagogique serait en effet à la fois créatrice d’emplois d’écuyers et de maîtres d’arme, tout en permettant de désengorger en amont les salles de rédaction, évitant ainsi ces plans sociaux douloureux qui traumatisent une profession sinistrée et projettent dans la précarité des plumitifs trop longtemps bercés d’illusions.

Pour en revenir au duel, un procès-verbal de carence est dressé contre l’offenseur qui se dérobe en refusant de constituer témoins et publicité est ensuite donnée au lâche comportement du défaillant.
En définitive, qu’il y ait rencontre ou non, que de paperasse écartée, que d’effets de prétoire évités, que d’économies réalisées…

Dans l’attente de sa reconnaissance pour utilité publique, l’Association pour le rétablissement du duel en matière de presse n’accepte pas de membres, refuse tout don ou cotisation et considérerait comme une injure grave l’octroi d’une subvention.

Pour l’ARDP, son président,

Les guerres d’Afrique
Le Rocher, 2013
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 Mythes et manipulations de l’histoire africaine
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 « L’Afrique : il faut y être»

 ARTICLE PARU DANS LE MAURICIEN | 9 SEPTEMBER, 2013 – 19:00

Qui est Bernard Lugan ?
Je suis africaniste. Je travaille sur l’Afrique depuis 1972. J’ai été pendant une douzaine d’années professeur à l’université du Rwanda. J’ai enseigné dans toute l’Afrique de l’Est. J’ai beaucoup travaillé sur l’Afrique du Sud, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’ouest. J’ai publié à peu près 30 livres sur l’Afrique. Je suis expert pour l’ONU, pour le Tribunal Pénal International pour le Rwanda. Je suis professeur à l’Ecole de guerre à Paris. Et enfin j’anime un blog, qui s’appelle « l’Afrique Réelle », avec une revue que je distribue par Internet et que je distribue à mes abonnés.

Vous dites que “l’Afrique est un continent complexe, d’une extrême diversité, avec des zones de tension et certains états particulièrement fragiles”. D’abord, en quoi l’Afrique est-il un “continent complexe” ?
La première chose qu’il faut savoir c’est que je ne parle jamais de « l’Afrique », mais « des Afriques ». Il est évident qu’entre l’Afrique du nord et l’Afrique du sud, entre l’Afrique centrale et l’Afrique du littoral, entre l’Afrique des îles et l’Afrique des déserts, il y a des mondes différents. Et dans ces mondes différents, vivent des populations différentes qui ont des préoccupations politiques et économiques différentes. Il faut par conséquent approcher ces régions avec un esprit excessivement ouvert et surtout basé sur le réel. Répudier toute approche philosophique ou idéologique, comme le disent les anglo-saxons “the land and the people”. Et à partir de là approcher chacune de ces zones et ces sous-zones (parce qu’il faut aller au niveau des sous-régions…

Comment expliquez-vous le fait que l’Afrique soit un continent si méconnu dans le monde ?
Tout simplement parce que chacun a « sa » vision de l’Afrique. Par exemple, les Européens ont une vision très différente de l’Afrique. Pour un Français l’Afrique c’est l’Afrique du Nord, le Sahara… Un autre Européen qui a visité l’Afrique profonde, ce sera l’Afrique congolaise.
Il y a une vision fragmentaire de l’Afrique. Les gens projettent sur l’Afrique les connaissances qu’ils ont eues – qui sont des connaissances politiques, médiatiques, littéraires ou autres. En projetant ces connaissances, qui sont des connaissances partielles, ils font un tout. Il y a une globalisation, la réalité qu’il faut regarder. Car il y a des pays pauvres, des pays qui sont dans des situations de perdition et d’autres qui vont très bien. Il y a de grandes inégalités entre les pays africains. Et c’est ce problème-là qu’il faut savoir en partant toujours du réel.

Vous parlez également de “certains états africains fragiles”. Qui sont-ils ?
A l’heure actuelle, vous avez deux catégories d’états africains fragiles. Il y a ceux qui sont en conflit et d’autres qui sont dans de longues durées de fragilité.
Là où il y a des conflits, c’est le chaos, l’anarchie. Il y a des pays comme le Mali qui est dans un état en crise. Ils essaient de se reconstruire lentement, mais je pense que c’est provisoire. Car les grands problèmes n’ont pas été réglés ; la Somalie et tous les pays qui visiblement semblent porter une malédiction. Je pense ici à un pays gigantesque qui a toutes les potentialités de développement qui est la République Démocratique du Congo (RDC), l’ancien Zaïre.

 

 

 

 

 

 

Histoire des Berbères
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 Décolonisez l’Afrique !
Ellipses, 2011
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Histoire du Maroc
Ellipses, 2011
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Histoire de l’Afrique du Sud
Ellipses, 2010
Disponible à l’Afrique Réelle.
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Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours
Ellipses, 2009
Disponible à l’Afrique Réelle.
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Rwanda. Contre-enquête sur le génocide
Privat, 2007
Pour en finir avec la colonisation
Edition du Rocher, 2006
François Mitterrand, l’armée française et le Rwanda
Edition du Rocher, 2005
Rwanda : le génocide, l’Église et la démocratie
Edition du Rocher, 2004
God Bless Africa :
Contre la mort programmée du continent noir

Carnot, 2003
Disponible à l’Afrique Réelle dans sa version en anglais.
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Histoire de l’Égypte, des origines à nos jours
Edition du Rocher, 2002
Atlas historique de l’Afrique des origines à nos jours
Édition du Rocher, 2001
Histoire du Maroc : des origines à nos jours
Perrin, 2000
La guerre des Boers : 1899-1902
Perrin, 1998
Histoire du Rwanda : de la préhistoire à nos jours
Bartillat, 1997
Ces Français qui ont fait l’Afrique du Sud
Bartillat, 1996
Afrique : de la colonisation philanthropique
à la recolonisation humanitaire

Bartillat, 1995
Histoire de la Louisiane française : 1682-1804
Perrin, 1994
Afrique, bilan de la décolonisation
Perrin, 1991
Cette Afrique qui était allemande
Picollec, 1990
Disponible à l’Afrique Réelle.
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Villebois-Mareuil, le héros de l’Afrique du Sud
Edition du Rocher, 1990
Disponible à l’Afrique Réelle.
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Robert de Kersauson : le dernier commando boer,
Edition du Rocher, 1989
Disponible à l’Afrique Réelle.
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Afrique : l’Histoire à l’endroit
Perrin, 1989
Huguenots et Français : ils ont fait l’Afrique du Sud
La table ronde, 1988
Le safari du Kaiser
avec Arnaud de Lagrange
La table ronde, 1987
Histoire de l’Afrique du Sud
Perrin, 1986

Citations

Le réel africain est ethnique. Contrairement à ce qui est couramment et faussement affirmé, l’ethnisme n’est pas source de division puisqu’il est au contraire le fédérateur naturel du tribalisme. C’est ce dernier qui est émiettement, mais encore faut-il, pour le savoir, connaître la différence entre ethnie et tribu…

La vulgate historique officielle prétend que l’Afrique est sous-développée pour trois grandes raisons: – primo, la traite esclavagiste l’a vidée de sa substance, -secundo, l’Europe a bâti sa révolution industrielle sur ses profits, – tertio, la colonisation a ensuite pillé le continent. C’est sur ces trois postulats que repose le paradigme de la culpabilité européenne. Or ils sont faux (…)

En Afrique, l’autorité ne se partage pas et l’idée de contre-pouvoirs est inconnue. Dans ces condition, les Etats issus de la décolonisation n’ont pas pu inventer un moyen de représentation ou d’association des peuples minoritaires. Ecartés du pouvoir, ces derniers n’ont le choix qu’entre la soumission ou la révolte, notions peu porteuses de potentialités fusionnelles nationales.

(…) les jeunes Etats africains n’ont pas pu se transformer en nations comme l’avaient pourtant postulé les anciens colonisateurs. (…) Bâtis à l’intérieur de frontières artificielles emprisonnant des peuples différents et sans passé commun, ces Etats ne sont en effet que des coquilles juridiques vides ne coïncidant pas avec les patries charnelles fondatrices des véritables enracinements.

(…) l’idée de nation n’est pas la même en Europe et en Afrique puisque, dans un cas, l’ordre social repose sur les individus et dans l’autre sur les groupes. Or, le principe européo-américain du « one man, one vote », interdit précisément la prise en compte de la grande réalité politique africaine constituée par les groupes (ethnies, tribus, clans ou lignages).

La génétique montre que l’ancienne Égypte était en partie, et même largement Berbère.

  • Histoire des BerbèresBernard Lugan, éd. Bernard Lugan, 2012, p. 27

2 réflexions sur “ Bernard Lugan ”

  1. Bernard Lugan ne représente que Bernard Lugan. L’Histoire ne retiendra rien de lui. Le Néant, c’est embêtant…. O.P.

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