A.D.G

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« Facho pour faire chier », Alain Fournier, alias A.D.G. tordit généreusement l’époque et ses prophètes en s’autorisant de joyeux franchissements de ligne. Son énergie, son goût des intrigues haletantes et des coups tordus, son écriture poétique en ont fait une éminente figure du polar. Cet enfant de Balzac par la Loire, de Céline par la verve et de Simonin par la langue, était provocateur par principe et anar par tempérament. Un mélange de trivialité, d’allégresse argotique et de nostalgie canaille. Cet héritier de quelques siècles de gouaille frondeuse, a planté dans la panse d’une république peu recommandable les banderilles les plus jubilatoires de l’anarchisme de droite. 

A.D.G ce fut surtout un style : une avalanche de trouvailles argotiques, de calembours et de néologismes, de personnages libres et truculents, d’antihéros et de pieds nickelés. La parodie n’est jamais loin et bouscule les codes habituels du polar. «J’ai fait tous mes polars en vingt ou trente jours. En général, je livre ma première frappe, sans hésitation, sans remords.» A.D.G. aima jouer à l’emmerdeur, une discipline dans laquelle il a excellé pendant près de 57 ans.

ADG n’était pas du genre à donner des gages. Il est même probable qu’il se faisait un devoir et sans doute aussi un plaisir d’agir en faisant l’inverse : provocation et esprit de contradiction, goût prononcé pour la liberté, ce genre de penchant ainsi qu’un amour de la patrie lui firent porter l’arme à droite. Parallèlement à sa carrière d’auteur de polars, il joua au journaliste, de pigiste à Réveil socialiste jusqu’à secrétaire général de Rivarol en passant par grand reporter et chroniqueur à Minute. Dans un milieu et un pays corsetée par le gauchisme culturel, sa trajectoire n’a pas fini d’agacer.

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ADG_enfantAlain Fournier naît le 19 décembre 1947 à Tours, et fréquente le collège jusqu’au brevet. Ses parents, monsieur et madame Fournier, eurent la pétillante idée de le prénommer Alain. Pour un type qui veut faire des livres et qui a vécu la lecture du Grand Meaulnes comme une péripétie scolaire douloureuse, le coup est rude. C’est ainsi qu’il choisit les initiales A.D.G., diminutif d’un de ses pseudonymes, Alain Dreux Galloux, avec lequel il signe des oeuvres de jeunesse. Autodidacte, il est tour à tour employé de banque, bouquiniste à Blois, puis brocanteur. Il donne des spectacles avec le groupe « la jeune force poétique française » de Micberth.

A.D.G.--Alain-Dreux-Gallou--1« Je viens d’une famille de gauche, très très modeste. Mon père était ouvrier municipal, aux cuisines de Tours. Toute ma famille était de gauche. Mon grand-père dont je parle dans « Pour venger Pépère » était communiste mais aussi tailleur de pierre. Il était communiste par sentimentalité. Mais j’ai eu une réaction assez tôt. C’est pour ça que je suis parti en école militaire, en entrant en sixième aux enfants de troupe à l’école militaire d’Autun. Comme ça n’a pas bien marché, ils m’ont viré. J’ai été muté à Aix-en-Provence et, là, j’ai été viré directement. C’est vrai que c’était l’époque de l’Algérie et que ce que devenait l’armée ne me plaisait pas beaucoup. Mais, à partir de ce moment-là, on peut dire que j’étais engagé à droite. Après quoi c’est la littérature… C’est Céline qui m’a emmené vers Rebatet qui m’a conduit vers Maurras… En plus, à cette époque-là, j’étais bouquiniste et je lisais toute la journée. J’ai trouvé tellement plus d’élégance, plus de rires et plus de gaieté à droite qu’à gauche. »

adg-lautnerRoger Giroux, traducteur de Lawrence Durrell, le découvre avec la Divine Surprise en 1971. En 1972, il publie une chronique berrichonne, La Nuit des grands chiens malades, portée au cinéma par Georges Lautner sous le titre Quelques messieurs trop tranquilles, où l’on voit une communauté hippie s’installer dans un petit village et s’opposer à une bande de truands en s’alliant aux paysans du coin.

Il enchaîne avec Cradoque’s Band, hommage célinien comme son titre l’indique, Je suis un roman noir, La marche truque, puis ses hilarantes chroniques berrichonnes, la Nuit des grands chiens malades et Berry Story. Dans ses romans, il se garde bien, à l’inverse des autres auteurs de la Série noire, de faire l’éloge du milieu des truands qu’il juge constitué « de sombres idiots, inconséquents, stupides, qui se servent de la gloire que certains auteurs comme Auguste Le Breton et José Giovanni leur ont créée ».

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Une quinzaine de romans qui l’installent dans le paysage des années 70 et 80, avec Jean-Patrick Manchette, comme l’un des jeunes carnassiers qui mixent critique sociale virulente et sens narratif hors du commun. Pourtant, alors que tous les autres sont issus de l’héritage de l’ultragauche de 68, lui se prétend un réac pur et dur. adg_30ans

« C’était encore notre manie de jouer les Hussards : entre l’élitisme et l’éthylisme, plus très jeunes gens de trente-cinq ans, nous avions choisi le cynisme morbide de ceux qui sont condamnés par la massification. Vilain mot qui commence comme massicot et finit comme dissection mais bref, nous étions de droite rien que pour emmerder le monde qui d’ailleurs s’en fichait. »

Son rôle de vilain petit canard atteint son point d’orgue lors d’un homérique Droit de réponse, l’émission de Michel Polac. «En qualité de chroniqueur de Minute, j’étais venu témoigner, sincèrement, de mon regret de voir Charlie Hebdo disparaître. Surtout, on était tous bien chargés et, après quelques minutes, j’ai mis des gifles à Siné qui m’insultait et j’ai été expulsé du plateau. Choron, qui en tenait une bonne aussi, a protesté parce qu’il trouvait cela injuste. Il a été expulsé aussi et nous nous sommes retrouvés au pied de la Maison de la radio pour une biture mémorable.»

tourmontlheryReporter à Minute, secrétaire général de rédaction du Rivarol, ami intime de Le Pen et abonné aux fêtes Bleu-Blanc-Rouge, ADG avait cessé d’être fréquentable au début des années 80. Dans ces années, le trublion se fatigue. Après s’être fâché, un gag récurrent chez lui, avec une partie de la rédaction de Minute, il s’installe en Nouvelle-Calédonie. «C’était le Far West avec les cow-boys, les Indiens et même le 7e de cavalerie.» La rencontre avec sa future épouse n’est pas totalement étrangère à son nouveau cantonnement près de Nouméa. «Et puis ça a pété…» Il abandonne la rédaction du second tome du Grand Sud, saga de la Nouvelle-Calédonie commandée par Louis Nucéra, alors directeur de collection chez Lattès, pour écrire trois polars ­ pas très bons, de son propre aveu ­ et pour créer un hebdo anti-indépendantiste qui lui vaudra une flopée d’ennemis, une nuit mouvementée de garde à vue et l’oubli dans un sinistre suicide littéraire. «Je suis revenu à Paris en 1991, après mon divorce, totalement dépressif. Ensuite, on m’a diagnostiqué un crabe aux poumons. J’ai souvent entendu que le cancer était une maladie longue et douloureuse. C’est surtout une maladie très chiante.» A sa mort en 2003, on vit rapidement fleurir l’épithète facho dans les nécrologies.

« Ma posture (d’extrême-droite, ndlr) est peut-être esthétique, mais cela fait partie du rôle de l’écrivain d’être à contre-courant. En tout cas, en tant que journaliste, je n’écrirais jamais un article révisionniste, antisémite ou raciste ».

En parallèle à sa carrière d’écrivain, il a exercé le métier de journaliste pour la presse socialiste, gaulliste et anarchiste de droite :

1968 : rédacteur en chef de Révolution 70  ;

•de 1972 à 1973 : chroniqueur à Actual-Hebdo ;

Enfin pour la presse dite d’extrême droite où il fut successivement :

•de 1974 à 1981 : journaliste puis grand reporter pour l’hebdomadaire Minute ;

•au cours des années 1980 : fondateur de Combat calédonien, hebdomadaire anti-indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, où il aura vécu de 1981 à 1991. Sa participation, durant un an, à cette aventure de presse vaudra à A.D.G. un certain nombre d’amendes et de condamnations, A.D.G. finissant par déclarer forfait, tandis qu’Edgard Pisani, cible favorite de l’hebdomadaire, sortit lui aussi quelque peu « éreinté » de cette période ;

•de 1991 à 1994 : chroniqueur à Minute ;

•depuis 1994 : membre de la rédaction de l’hebdomadaire Rivarol, dont il deviendra secrétaire général en 1998, et pour lequel il travaillait encore un an avant sa disparition, jusqu’à ce que l’aggravation de sa maladie ne le contraigne à s’éloigner.

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« Ça a commencé comme ça », dit Bardamu au début du « Voyage au bout de la nuit » et précisément, c’est par Louis-Ferdinand Céline que je suis arrivé à la droite nationale. Non pas que j’étais de gauche puisque, contre le sentiment de ma famille qui l’était, je voulais devenir officier et que la politique gaullienne concernant l’Algérie française m’avait passablement dégoûté de cet état, mais parce que j’étais assez indifférent. La découverte du chef-d’œuvre du bon docteur Destouches changea tout cela et je n’eus de cesse d’avoir tout lu. Étant bouquiniste et lisant mon fonds davantage que le vendant, je n’eus pas de peine à assouvir mes faims de lecteur et la découverte des pamphlets me secoua rudement au point que j’écrivis pendant longtemps avec des petits points mais, je le crains, sans le génie dévastateur de Meudon. Ma période célinienne.

La réaction redressa la tête et se mit en chaîne pour me donner « Les décombres » de Rebatet. Qui parlait de Maurras. Que je lus. Qui m’envoya Bainville et me renvoya vers Léon Daudet . Dès lors, j’étais pris dans l’engrenage et si le journalisme mène à tout, en ce qui me concerne, ce fut la littérature qui me mena vers le journalisme de combat. Mais d’autres lectures déterminèrent aussi mon choix de vie : celle des fabuleuses « Série Noire » du très grand Albert Simonin qui me prouvèrent qu’on pouvait écrire des « polars » (ce vilain terme n’existait alors pas) sans déchoir, et qui firent que c’est à la Série Noire que j’envoyais mon premier manuscrit. Tous les ans, je relis « Touchez pas au grisbi », « Grisbi or not grisbi », « Une balle dans le canon » et autres romans noirs de celui qui fut mon maître d’écriture et dont le dernier livre, « Confessions d’un enfant de la Chapelle » m’émeut toujours autant.Mes choix de lecture étaient bien souvent d’ordre politique ou, plus exactement, de réaction. Jean Bourdier, avec qui j’ai longtemps travaillé, guida mes choix qui allèrent de la découverte des « Hussards » (ah, « Un singe en hiver » et « Monsieur Jadis » de Blondin – mais surtout « L’Europe buissonnière » – ah, Jacques Laurent pour « Les bêtises » mais surtout pour « Les corps tranquilles » qui est un monument du XXe siècle et un « livre-tuteur », c’est-à-dire une de ces œuvres que chaque écrivain lit et relit pendant qu’il écrit car il s’y trouve conforté et enrichi), à celle de la découverte des humoristes anglo-saxons tels que Wodehouse, Saki et Evelyn Waugh pour qui j’ai une tendresse toute particulière à cause de son roman « Scoop ». Je reviens à Cécil Saint-Laurent qui est, on le sait, le double léger de Jacques Laurent parce que je crois que lui aussi a conditionné mon écriture : c’est en pensant fortement à lui (et en particulier au remarquable « Hortense 14-18 » où l’auteur se livre à un époustouflant pastiche de Proust) que j’ai entamé la rédaction du « Grand Sud » où passent aussi les quatre ombres pugnaces des « Trois mousquetaires », qui m’est un livre de chevet. J’ai moins de goût pour « Caroline Chérie », mais une bonne affection pour sa « Communarde ».Sorti de ma période célinienne dont, avec le temps, je m’étais rendu compte qu’il n’était qu’un génial mécano des Lettres mais qu’il n’avait en définitive pas grand-chose à dire, je sentais bien que j’avais besoin d’un papa de remplacement : ce fut Vladimir Nabokov dont, comme tout adolescent, j’avais lu « Lolita » en espérant y trouver des scènes graveleuses et que je repris plus tard pour découvrir qu’il s’agissait en fait d’une étonnante quête du Graal en même temps qu’un très malicieux voyage initiatique. Mais ce fut avec « Ada » que je compris que j’avais trouvé mon Maître. Dans ce gros roman fascinant, Nabokov, aristocrate slave d’un élitisme farouche, se donne le luxe d’écrire cinquante pages d’entrée propres – il l’avoue au détour d’une phrase – à décourager les imbéciles d’y entrer. Puis, se frottant les mains de jubilation, Nabokov nous annonce que maintenant que nous sommes entre nous, on va pouvoir y aller. C’est d’une insolence et d’un courage inouïs.Là aussi, comme pour Céline, j’ai TOUT lu de Nabokov, mais à la différence du premier, dont j’ai revendu les œuvres complètes (dont quelques belles éditions originales) et toutes les études parues sur lui afin de payer mon voyage en Nouvelle-Calédonie (par la même occasion, j’avais aussi fourgué les quelque 1 500 volumes de la Série Noire qui s’empoussiéraient dans mon appartement parisien), j’ai gardé mes Nabokov que je relis chaque année.Dans cette bibliothèque dispersée entre mes cantines tourangelles et calédoniennes, on trouve encore Jacques Perret, où tout m’est bonheur, depuis les romans « autobiographiques » comme « Le Caporal épinglé » et « Bande à part », jusqu’à ses récits marins où ses feux follets – qui ne font pas d’artifice – de style font merveille et qui me touchent encore davantage depuis que je vis sur une île entourée de bateaux.

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Mes arches de Noé
Une île ? Mais bon sang, j’allais oublier « Robinson Crusoë » et « L’Ile au trésor » et « Mes arches de Noé » de Michel Déon dont « Les Poneys sauvages » et « Je ne veux jamais l’oublier » ne me quittent jamais. Bateaux ? « Trois hommes dans un bateau » de Jérôme K. Jérôme, « Un capitaine de 15 ans », « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne.C’est comme Dickens que j’allais passer sous silence, alors que « Mr. Pickwick » me comble toujours d’aise et Vialatte qui me fait rire aux larmes (je viens de lire « Eloge du homard et autres insectes utiles ») et Marcel Pagnol dont la trilogie de souvenirs est un perpétuel délice.On voit par là que ma bibliothèque n’est pas un sinistre Panthéon, mais je crains bien d’être perdu de réputation si j’avoue que la bande dessinée occupe aussi pas mal de mes cantines. Tout ce qu’a fait Goscinny est gardé, mais Gotlib et Lauzier – mais aussi mon vieux camarade De Beketch.Et ce n’est pas par copinage – bien que je ne mette aucune connotation péjorative à cette expression, s’ils sont mes amis, c’est parce que j’aime ce qu’ils font et ce qu’ils sont, c’est parce qu’ils sont mes amis – qu’après Serge, je citerai Jean Bourdier avec son hilarant « A la mer comme à la mer », sa « citadelle du désert » qui, quoique d’une érudition un peu légère , tient bien la route, Pierre Durand pour son étude érudite sur Louise Michel, Alain Sanders pour « Mémoires d’un indifférent », Alphonse Boudard pour presque tout, et que j’ai une pensée émue pour Michel Audiard dont « La mort du petit cheval » et « répète un peu ce que tu viens de dire » ont prouvé qu’ils étaient parmi les meilleurs. J’aime aussi passionnément Jean Raspail pour toute son œuvre présente, passée et à venir.J’en oublie certainement parce que je suis coutumier du « bovarysme littéraire » (par exemple Geneviève Dormann), mais je dois refermer mes cantines de livres en espérant pouvoir bientôt les remettre sur mes rayons. Sous mes latitudes antipodistes, ce seront toujours des rayons de soleil…
https://www.youtube.com/watch?v=Rg2QZpyFbsE

Citations: Fais chiant si tu veux, mais fais court !

Chez les pauvres d’aujourd’hui, c’est comme chez les pauvres d’antan ; autrefois, on faisait entrer la vache et le cheval dans la maison, maintenant, on y met le vélo ou la moto. Ça sent moins bon et c’est moins chaleureux mais c’est une coutume heureusement renouvelée et Dieu sait que nous avons besoin de toutes les coutumes.

Il y a des moments où l’on ne distingue plus très bien le moment de l’écriture et celui de la vérité. Tous deux sont certainement des étapes.

Quand je serai dictateur, j’interdirai la poésie, permettrai aux gens de roter en sortant de table et imposerai qu’on ôte son chapeau pour parler des rois fainéants.

Je suis un assassin, madame, dis-je avec urbanité. Le plus grand des assassins ; je tue le temps…

Dans le temps on naissait truand, maintenant c’est plus de la fatalité, c’est de la vocation. D’où les couenneries maousses, les retours de manivelles, les quiproquos…

Au physique, Machin ne fait pas sain : le visage bouffi et bouffé par les verres, l’œil humide comme un cul de bouteille, tout en lui évoque la boisson, librement acceptée et joyeusement assumée. Au moral, c’est pire. Droit ainsi qu’un tire-bouchon, parfaitement indifférent au siècle et à tout ce qu’il véhicule, sereinement oublieux des convenances et béatement installé dans une intempérance où la nonchalance le dispute à la paresse, il est nonobstant le meilleur des hommes et « coule » comme une gorgée de Turquant.

Personnellement, je suis plutôt ravi quand un sportif se casse quelque chose ; il y a tellement d’activités plus saines, comme boire, fumer, jouer au poker, etc.

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4 réflexions sur « A.D.G »

  1. J’ai lu quelques polars d’A.D.G (dont j’ai cédé à mon fils aîné trois exemplaires dédicacés que je possédais) et surtout son remarquable « Le Grand Sud » qui raconte l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.
    C’est avec regret que j’ai appris qu’il nous avait quitté prématurément…

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