La tête des autres (Marcel Aymé) v.73

Tout semble réussir au procureur Maillard qui en est à sa troisième condamnation. Non pas sa condamnation à lui, mais celle des autres… Marcel Aymé depuis la petite enfance ne goûte guère à l’injustice, et aux calotins qui se prennent pour son bras armé. La justice de classe et « la grossièreté et la dureté avec lesquelles les Juges traitaient les gens pauvres», il l’avait subi dans son adolescence. Prévoyant depuis de ne jamais laisser aucun vice de l’internationale des nantis tout à fait impunis, il éreintera. Dans cette pièce jubilatoire parue en 1952, le bien Aymé pousse la dérision à de telles altitudes que la pièce subira longtemps de graves menaces d’interdiction. La Tête des autres sonne comme un cri puissant contre la peine de mort, la corruption, la lâcheté, la soif de pouvoir, le déséquilibre entre les plateaux de la balance, la mesquinerie des mentalités, les petits arrangements peu glorieux, l’esprit de revanche, les médiocrités inavouables, les haines recuites entre confrères, tout y est.. La pièce foudroie, réjouit, ferait presque réfléchir. Cette version date de 1973, on y voit des seconds rôles familiers, l’ensemble est hilarant, profond et désaltérant. On désespère de lui trouver des successeurs..

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Une réflexion sur « La tête des autres (Marcel Aymé) v.73 »

  1. Sans doute serait-il bon qu’un rédacteur travaille au portrait biographique de Raf Vallet /Jean Laborde, qui est absent de la galerie et fait partie de la famille.

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