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Pierre Chaunu

Agrégé d’histoire et docteur ès-lettres, figure majeure de l’école des Annales, précurseur de l’Histoire quantitative. Elle s’appuie sur les mathématiques et les statistiques et utilise l’économie et la démographie pour analyser les évolutions historiques. Pierre Chaunu s’est fait connaître du grand public notamment par ses cris d’alarmes répétés sur le déclin démographique de l’occident.

Chaunu a profité des nombreuses parutions pour faire connaître ses opinions, souvent à rebrousse poil de l’intelligentsia universitaire, que ce soit à propos de la religion, des manifestations d’étudiants et de l’avortement en 1968 ou encore avec le retour des communistes dans les partis politiques français. Il voit dans le travail de l’historien une nécessité polémiste.

« La vie est d’autant plus belle que je la sais menacée. écœuré par les effets tangibles de la sotte querelle, empêché par les circonstances d’être vraiment utile aux miens, je suis devenu historien. Je suis parvenu à me persuader qu’une connaissance plus étendue du passé pouvait servir, peut-être, à une avancée vers un moindre mal. »

«Je suis un anarchiste de droite»

Les quatre familles de la droite soumis le 03/01/2002 par Pierre Chaunu dans Les Collections de L’Histoire n°14 à la page 34 |

Pourquoi devient-on un homme de droite ? Les réponses — autobiographiques — de Pierre Chaunu. Et le portrait d’un historien exceptionnel. A la fois réactionnaire et progressiste, comme il se définit lui-même.

L’Histoire : Pierre Chaunu, vous êtes un homme de droite, et vous ne vous en cachez pas…

Pierre Chaunu : J’ai l’esprit de contradiction. Dans un monde où tout le monde est de gauche, je suis de droite… Edgar Morin m’a dit un jour : « Vous êtes un anarchiste de droite, et moi un anarchiste de gauche. » Nous sommes tous les deux d’accord pour réduire le poids de la contrainte externe ; nous n’avons pas le respect instinctif du pouvoir… Nous sommes des « putains respectueuses ».

L’H. : Vous ne passez pourtant pas pour un contestataire né…

P. C. : Même si je suis véhément parfois dans mon langage, je suis profondément un modéré. J’ai été élevé dans l’est de la France par un oncle républicain modéré, de ceux dont on disait qu’ils n’étaient « pas modérément républicains » . Je suis pour une cité qui soit respectueuse des consciences. Je suis profondément tolérant, antitotalitaire. S’il y a un mot qui me crispe, c’est celui de Claudel : « La tolérance, il y a des maisons pour ça. »

L’H. : Le patriotisme tient-il une place importante dans votre adhésion aux valeurs de droite ?

P. C. : J’accepte mes racines. Je suis le produit de la bataille de Verdun. Mais j’ai piqué une colère le jour où j’ai découvert le vrai contexte de notre admirable Marseillaise , que mon éducation m’avait empêché de voir : « Entendez-vous, dans nos campagnes, rugir ces féroces soldats ? » En 1792, c’était nous les agresseurs, c’est nous qui avons fait la guerre à l’Europe ! Je ne crois pas en la valeur du mensonge patriotique. La France était responsable de la guerre révolutionnaire, et Dreyfus était innocent.

L’H. : Vous venez de vous définir comme « anarchiste », républicain à la mode de la IIIe République, partisan de la tolérance, adversaire du nationalisme… Au fond, vous êtes un homme de gauche !

P. C. : Non. Car je pense, contrairement à la gauche, qu’une société ne se reconstruit pas a priori . C’est d’abord un être vivant. Ce qui est inepte dans le processus révolutionnaire — j’exècre les jacobins ! —, c’est cette idée qu’on va repartir de zéro. Nous sommes des héritiers, le produit de notre milieu, nous parlons une langue qui nous a été transmise. Un des mots que je préfère, c’est celui de Disraeli : « Nous autres les conservateurs, nous taillons les arbres pour que la forêt soit plus belle. » Par certains côtés, je suis un conservateur britannique. J’admire Burke, Disraeli et Churchill.

L’H. : Que pensez-vous de la politique aujourd’hui ?

P. C. : Pour moi, la république, c’est une certaine forme de la probité. En disant cela, je pense à des hommes comme Poincaré, Ramadier, Schuman. Pendant la Grande Guerre, Poincaré a manié 15 milliards de fonds secrets, sans jamais s’enrichir. Il payait de sa poche le billet de chemin de fer de sa femme. Quand il écrivait à sa vieille mère, en 1912-1913, il allait poster lui-même la lettre, parce qu’il n’eût pas été convenable qu’un huissier portât la correspondance privée du président du Conseil. Ça, c’est la république qui a mon coeur. Faites la comparaison avec le présent.

On a beaucoup critiqué la IIIe République, mais, dans l’ensemble, son personnel politique se tenait debout. On n’entrait pas au service de l’État pour se remplir les poches. Nous nous sommes rapprochés du pouvoir d’un Grand Turc, entouré de ses courtisans. Il serait temps de mettre un peu de modération dans nos affaires. Il y a quelque chose dans nos institutions qui ne marche plus…

L’H. : Homme de droite, conservateur, modéré… Lequel de ces termes vous définit le mieux ?

P. C. : Né d’une mère lorraine morte à ma naissance… et d’un père du pays d’Oc, j’ai choisi de vivre en Normandie, une province qui ressemble à l’Angleterre, avec sa campagne et ses barrières blanches ; les Normands sont passionnément modérés. Voyez Charlotte Corday notre héroïne : on peut, comme elle, être passionnément attaché à une forme de gouvernement modéré ! Ne pas apprécier Marat et ses pousse-au-crime.

Propos recueillis par François Dufay.

Pierre Chaunu, né le 17 août 1923 à Belleville-sur-Meuse, dans la Meuse, en Lorraine, et mort à Caen le 22 octobre 2009, est un historien français, spécialiste de l’Amérique espagnole et de l’histoire sociale et religieuse de la France de l’Ancien Régime (xvie, xviie et xviiie siècles). Grande figure française de l’histoire quantitative et sérielle, cet agrégé d’histoire et docteur ès lettres a été professeur émérite à Paris IV-Sorbonne, membre de l’Institut et commandeur de la Légion d’honneur. Protestant, il a défendu des positions conservatrices, notamment dans une chronique qu’il a longtemps tenue pour Le Figaro et à l’antenne de Radio Courtoisie

Pierre Chaunu est né le 17 août 1923 à Belleville-sur-Meuse. Il a été élevé par son oncle et sa tante car sa mère est décédée quelques mois après sa naissance et son père cheminot, était rarement à la maison. Sa jeunesse s’est déroulée dans le cadre d’une éducation rousseauiste et voltairienne, donc anticléricale et catholique conformiste.
Il vit à Ban-Saint-Martin près de Metz jusqu’à ses quinze ans. Pour fuir ensuite le danger allemand, son oncle et sa tante déménagent à Rouen, en Normandie.
Chaunu dit lui-même avoir été passionné par l’histoire dès sa jeunesse.

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Dans sa description de celle-ci, il semble qu’il ait été entouré par presque toutes les périodes historiques. En effet, les guerres ont joué un certain rôle dans sa vie. Il a grandi à Verdun où vivaient ses grands-parents maternels. Il connaissait très bien les terrains qui avaient été combattus par les armées françaises et allemandes autour de Verdun. Même après sa naissance, les villes comme Verdun et Reims étaient encore très marquées par la guerre de 1914-1918.

La guerre entre la France et l’Allemagne de 1870-1871 a également beaucoup influencé Chaunu car les terrains combattus et les monuments aux morts entre Rozérieulles et Gravelotte près de Metz, étaient encore très présents.
Mais la Lorraine, et surtout la région autour de Metz ne le fascinait pas uniquement à cause des reliques de guerres passés. Metz est une ville qui a souvent changé de nation, ce qui se reflète par les différents styles des édifices comme il cite la place d’Arme et la cathédrale qui font partie pour lui du Moyen Âge et pour certain de l’époque Wilhelmienne. Il se trouve que des restes de traces romaines ont également attiré sont attention comme à Jouy-aux-Arches où se situe un aqueduc romain.

Mais l’élément décisif qui le mène à s’intéresser sérieusement à l’histoire est la mort de sa mère qui a beaucoup affecté sa famille. La mort est le moteur dans sa vie d’historien, il l’a croisée dans son enfance avec la mort de sa mère, plus tard la mort de son oncle et enfin la mort de son fils à l’adolescence. La mort engendre l’oubli, ce qu’il veut a tout prix empêcher, il veut enrichir la mémoire de l’avant et ainsi faire reculer la mort.

Ses débuts d’historien 

Après le baccalauréat Pierre Chaunu avait le choix entre des études de médecine et des études d’histoire. Son choix se porta sur l’histoire, et à partir de 1940 jusqu’à 1944 il étudiait à la Sorbonne. Pendant ses études à Paris, il a été très influencé par de Gaulle en 1940 et désapprouvait surtout le socialisme français.

En 1945, il rencontrera Fernand Braudel, par lequel il sera très influencé. Après ses études, il épouse Huguette Catella et retourne en Meuse à Bar-le-Duc pour un premier poste. Il y écrit son mémoire de DES sur Eugène Sue, qui sera publié en 1948 et qu’il considère dans son égo-histoire comme un divertissement. Après un séjour à l’armée il se préparait alors pour l’agrégation. Chaunu a commencé à trouver sa direction à l’aide de ses recherches sur l’Amérique Latine et dans son livre « Que sais-je ? ».

En 1948, Pierre Chaunu et sa femme aident Lucien Febvre à créer la VIe section de l’école pratique des hautes études.

Entre 1948 et 1951 il vit en Espagne à Séville et Madrid pour ses recherches. Celles-ci portent sur le Pacifique et l’Atlantique et les échanges économiques entre les continents. Il publiera deux livres sur ses recherches: Séville et l’Atlantique (1955-1960) composé de douze volumes, qui est un commentaire et une interprétation de l’histoire de l’Amérique espagnole et des échanges transocéaniques, qui sont les échanges les plus important de l’époque moderne, et Le Pacifique (1960-1966)6.
Depuis le succès de de Gaulle en 1940, Chaunu était gaulliste et ses choix et opinions suivaient ceux du général.

Et enfin en 1954 il se convertit à une Église de la Réforme pour se sentir plus libre de ses gestes et faits.
De 1955 à 1956 il est professeur de lycée et enseigne l’histoire. Et de 1956 à 1959 il est détaché au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Il est alors maître de conférence et dans les années 1956-1957 il est attaché de recherche. En 1959 il est chargé de cours à Caen.
Enfin il soutient sa thèse en 1960. Celle-ci se compose des recherches qu’ils avait faites en Espagne quelques années auparavant et de son livre, Séville et l’Atlantique, qui est sa thèse principale. Ce travail servira plus tard à Berkeley et ce dernier servira encore à Chaunu pour sa conclusion.

En effet dans ses larges recherches rassemblés dansSéville et l’Atlantique Chaunu formule l’hypothèse que le retournement conjoncturel du début du xviie siècle, traduit par une nette rupture tendancielle du trafic de l’Atlantique (est) provoqué par le détournement d’une grande partie de la production d’argent américain en faveur de la Chine 7. Mais ses recherches montrent que l’hypothèse n’est pas correcte car la conjoncture du Pacifique est semblable à celle de l’Atlantique.

À la fin de ses recherches il conclut que la diminution des échanges est due à une catastrophe démographique dont l’origine est probablement la rencontres des Européens immunisés avec les indigènes fragiles. Cette conclusion l’amènera à se pencher sur ladémographie historique.
Après ceci il s’oriente vers le travail à l’université. En 1961 il est titularisé et fait partie de l’école des Annales. Il continuera de publier des recherches sur l’Espagne et l’Amérique pendant vingt ans.
En 1968 lors des manifestations d’étudiants, Chaunu se sent obligé de prendre position. Il suit la droite et demande alors des réformes. Il souhaite maintenir le système tout en le restaurant au fur et à mesure. Mais comme il le déclare lui-même dans son essai d’égo-histoire, cette année l’a beaucoup influencée. Il est déçu par les étudiants, il considère qu’ils sabotaient tous les efforts des historiens de faire avancer la science.

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Fondateur de l’histoire quantitative 

Il fonde ensuite le centre de recherche d’histoire quantitative et publiera l’Atlas historique de Normandie, les Annales de Normandie et les Cahiers des Annales de Normandie.
Ainsi Chaunu s’est intéressé au développement démographique en Europe, avec une vue différente après avoir connu le développement démographique en Amérique espagnole. Par conséquent il présente un système complexe qui s’organise autour de la modification fondamentale, du XIIe au xve siècle, de la mutation de l’âge au mariage.

Autour de ce sujet il a publié beaucoup de livres comme L’Europe classique (1966), L’Europe des Lumières (1971), Histoire, sciences sociales (1974), Un futur sans avenir(1979) et Histoire et imagination (1980). Mais aussi beaucoup d’articles sont parus, la plupart dans Histoire quantitative, histoire sérielle. Dans son livre Histoire, sciences sociales, Chaunu a une réflexion méthodologique qui décrit sa propre pensée historique.

Il essaie de faire une description de l’avenir avec les éléments du présent. Dans ce livre il intègre l’histoire économique qui rend compte des problèmes de méthodes, ainsi que la démographie historique qui rend possible une mesure des comportements des hommes par rapport à la mort, ce qui débouche sur une nouvelle méthode et une nouvelle voie de travail. Il essaie également d’incorporer une histoire culturelle sérielle tout en plaçant ses recherches sous le signe du changement11. Il s’interroge sur les raisons et les conséquences du choc démographique en Europe. L’Europe classique est représentatif pour tous les thèmes auxquels Chaunu apporte un certain intérêt car il y intègre l’histoire économique mais aussi la démographie historique, la révolution scientifique et religieuse.

De plus c’est un travail de synthèse correspondant à la nouvelle histoire avec un nouveau style d’écriture. Dans L’Europe des Lumières, Chaunu commence à intégrer l’analyse culturelle ainsi qu’une réflexion sur la croissance, il associe les hypothèses et les recherches12.
La chute démographique de 1973 a beaucoup inspiré Chaunu dans ses recherches de prospective — l’étude de l’évolution d’une société dans un avenir proche — avec le temps qui passe comme principal enjeu. De plus avec la publication du livre De l’histoire à la prospective en 1975 il va faire une première analyse historique du présent. De plus dans cette publication ainsi que Dans le refus de la vie (1975) et La peste blanche (1976) il prédit le déclin démographique en Europe et en France et en profite pour faire un signe rappelant que cela peut être dans l’avenir une conséquence de l’avortement.
Pendant toutes ces années de travail, Chaunu s’est appuyé sur trois axes de travail : la synthèse, une recherche de quantification du difficilement quantifiable et l’axe professionnel.

Histoire sociale et religieuse en France 

L’histoire de la France est un sujet qui a beaucoup touché Pierre Chaunu. Il dit lui-même que la plupart des études qu’il a dirigées portent sur la France. Il s’intéresse à l’histoire de la France mais il porte également un certain intérêt à l’Ancien Régime. Dans ses recherches et publications sur la France il se dit être en quête de l’identité de la France en ayant toujours en tête les souvenirs de son enfance et les images qui montrent les traces de la Première Guerre mondiale.

Ses recherches sont un mélange d’histoire quantitative et d’histoire sociale comme le montrent ses livres. En effet, L’histoire de la sensibilité des Français à la France, Histoire de France, Grande Chronique de Saint Denis, France, La Mort à Paris ou encore Trois mille foyers parisiens aux XVIIe et xviiie siècle montrent son patriotisme et son attachement à son pays natal. Dans ces œuvres il s’intéresse aussi à l’histoire des attitudes, à l’histoire culturelle de la mort, il mesure les comportements saisis dans les testaments parisiens, il s’intéresse aux rapports à l’enfant avec l’exemple de Louis XVIII et à la manière de vivre de la population.

Puis il commencera à s’intéresser plus particulièrement à la religion et un peu à la philosophie. Là encore beaucoup d’articles verront le jour comme Le temps des réformes,Culture et société, La mémoire et le sacré, La violence de Dieu, etc.
En parallèle avec son travail il s’engagera activement contre la législation de l’avortement en 1968. Ce combat peut être replacé dans le contexte de ses recherches démographiques en Europe et son engagement théologique.

Dans ses recherches sur l’évolution démographique des pays industrialisés, il dit qu’elles sont encore compromises par les atteintes portées à un principe fondamental de la civilisation judéo-chrétienne ce qui serait une position fâcheuse face à la montée du tiers-monde. Pierre Chaunu, un des analystes les plus pénétrants des démocraties occidentales reste pendant tout ce temps fidèle à la tradition libérale.

Postérité et influence 

Durant toutes ses années d’activités il était membre des élus du CNRS et actif dans différents conseils de l’université. Mais il n’est pas seulement historien mais aussi journaliste, chroniqueur à la radio et à la télévision, polémiste et homme de médias. Il sera professeur d’histoire moderne à la Sorbonne jusqu’à sa retraite. Pendant vingt-six ans d’université il a participé a plus de quatre cents jurys de thèses et dirigé plus de quatre cents mémoires de maîtrise.
 Père de six enfants, l’historien fondateur de l’histoire quantitative s’est éteint le 23 octobre 2009 à Caen.

 

Pierre Chaunu par lui-même:

« Né en 1923, à la lisière du champ de bataille de Verdun, orphelin de mère presque à ma naissance, élevé dans un monde de vieillards, gorgé de souvenirs, je ne sépare pas le passé de l’avenir, le vertige de l’avant et celui de l’après.

La vie est d’autant plus belle que je la sais menacée. écœuré par les effets tangibles de la sotte querelle, empêché par les circonstances d’être vraiment utile aux miens – la recherche médicale m’a toujours fasciné – je suis devenu historien. Je suis parvenu à me persuader qu’une connaissance plus étendue du passé pouvait servir, peut-être, à une avancée vers un moindre mal.

J’ai cherché donc loin, avant, ailleurs et au dehors de ce qui avait été longtemps le champ étroitement politique et franco-français de notre « Révolution », mythifiée comme nombril du monde et récitée comme on entendait, dans ma jeunesse, braire l’âne du moulin à l’angle du chemin creux.

Quand pointait la décolonisation sur une planète rétrécie, je me suis penché sur le désenclavement planétaire et sur les grands axes de trafics (Atlantique, Pacifique) à la recherche des lois des conjonctures anciennes. Je fonde le premier centre dit d’histoire quantitative. Le front de la connaissance avance au tambour. Place au principe quantique de l’indétermination.

Il y a tant de possibles que la seule logique qui résiste en histoire est celle de l’imprévisible. Et la vie et la mort et l’expression des rapports dramatiquement vécus à l’être et au destin. La vie et le destin ne se laissent pas enfermer dans une seule équation. L’historien, sur le tard, peut tout aussi bien être tenté par l’ontologie tâtonnante voire la théologie qui a fait ses classes.

Les graphiques des naissances me paraissent plus sûrement annonciateurs que les tendances réunies du Dow Jones, du Nikkaï et du Cac 40 ; et les réflexions et représentations sur l’au-delà de la mort, plus opérationnelles que la lutte dite des classes et le cours du Brent à Rotterdam. »

Pierre Chaunu

http://www.youtube.com/watch?v=R5riCkrqwGU

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