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Serge Gainsbourg

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Tout de souffre parée, la légende de l’homme à la tête de choux menace d’habiter à jamais les esprits. Rassurez vous, tous n’y sont pas sensibles. Ou pas pour les bonnes chansons raisons. Ses mélodies au lourd parfum de décadence rythment la damnation des ondes. Comme si après lui la musique avait cessé de penser. Dynamitant les codes musicaux, paroliers, tantriques et idéologiques, il y a de quoi se détendre, méditer ou déprimer, c’est selon. Quand Gainsbourg se bourre, Gainsbar se barre. Oui, mais avec tant de brio qu’on aimerait payer sa tournée.

Dans cet art mineur qu’est la chanson, cet art cinétique qui ne semble répondre qu’aux mouvements de l’instant, ce n’est pas la valeur qui compte, mais l’impact. « Ce nazaréen qui n’avait rien d’un aryen »savait réenchanter le rêve, et dévoiler ses fracas. Ne se bardant pas d’illusions, il régalait. Une existence voluptueusement anarchic’, bordées d’inspirations éthyliques, comme s’il lui fallait verser dans l’excès pour affronter sa créativité cosmique. Pourquoi manque t-il tant? Une liberté sur lyrics qui ne fait jamais défaut. Foncièrement on se sent un peu abandonnés. A l’heure où la techno décérébrée et la comptine engagée trustent les cimes du fétiche box-office, une Gains dose apportera à tous les foyers une évasion dont on aurait tort de se défaire.

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Un spectre hante la France  : le spectre de Serge Gainsbourg. Dix-sept ans après sa mort, on le voit encore ici et là : à la télé, dans les livres,  en expo, au cinéma. Et puis, il passe encore beaucoup à la radio. Oui, cet agitateur depuis 1958, depuis « Le Poinçonneur des Lilas » : espèce d’hymne zazou de la classe ouvrière, quelque chose comme un « trouer plus pour gagner plus » : nous agite encore.

Dieu sait pourtant s’il n’était pas communiste, Serge Gainsbourg. Il ne perdra jamais de vue que son père avait fui la révolution bolchevique. En 1984, un an après que Mitterrand a largué le cadavre du socialisme dans un virage à 180°, celui de la rigueur, Gainsbourg brûle un billet de 500 francs dans une émission de télé restée célèbre, pour expliquer qu’il est taxé à 74 %.

Le bouclier fiscal n’existait pas alors, même si, contrairement à tant d’autres stars (Delon, Aznavour), Gainsbourg ne s’évadera jamais fiscalement en s’installant à l’étranger. C’est un Français qui entend le demeurer. C’est même, du fait de ses origines slaves, dans le faux paradoxe de l’assimilation, un plus que Français. Mais là, il est furax contre les socialistes. Dans cette même émission, il déclare, un rien démago : « J’aimerais que les pauvres aient tous des Rolls et moi j’ai vendu la mienne. Voilà le travail socialiste. »

Et puis surtout, il balance cette parabole du plus parfait mauvais goût : « En mai 1981, je me trouvais rue Saint-Denis. Et je vois une supernana qui faisait le trottoir. « Hey, Gainsbourg, tu montes »… « Toi tu connais mon nom, mais je ne connais pas le tien »… « Moi, je m’appelle socialisme ! » Elle est superbe, maquillée un peu outrageusement. Je lui dis : « Oui, mais combien tu veux »… « Tu paieras après. » On monte, elle se déloque et en fait, c’est un immonde travelo. Elle se tourne et me dit : « Tiens, prends-moi par le communisme ! » Bien, c’était une parabole. Ceci dit on va tellement dans le foutoir que bientôt, c’est plus du café qu’on va boire, c’est de l’eau chaude. »

AU BOUT DE LA MODERNITE

Dali avait dit : « Picasso est espagnol, moi aussi. Picasso est peintre, moi aussi. Picasso est communiste, moi non plus. » Et Gainsbourg, itou. Au contraire, ce dernier aimait l’ordre, la hiérarchie, les flics, les militaires. Fétichiste, collectionneur, il était comme tous les fétichistes et collectionneurs : à savoir, conservateur. Du passé, il faisait plutôt table basse, dans son hôtel particulier de la rue de Verneuil où s’empilaient ses souvenirs.

http://www.youtube.com/watch?v=ZUBXqFhP808

Certes, sur la question de l’ordre, il était sans doute un brin dérangé : chez lui, tout avait l’air en vrac mais en réalité posé dans un rapport millimétré, maniaque, inamovible dans l’espace. En fait, tout en lui, et ses déclarations, signale ce qu’on appelait à l’époque un anar de droite. D’où sans doute la rivalité de trente ans avec son collègue Léo Ferré, anar de gauche. A eux deux, dans les années 1970, ils vont en tout cas se partager l’extrême pointe de la modernité de la chanson française. L’un dira le signifié (Ferré), l’autre le signifiant (Gainsbourg). Car les anars de droite ont ceci de sympathique qu’ils ne sont jamais vraiment sérieux, d’un point de vue politique.

La politique n’intéressait pas beaucoup Gainsbourg. Mai-68, il a suivi ça à la télé, dans une chambre de l’hôtel Ritz, parce qu’il y avait l’air climatisé, expliquera-t-il. A l’époque, il vient juste de rencontrer Jane Birkin qui, devant la tournure prise par les événements, rentre en Angleterre. « La révolution, dira-t-il, c’est bleu de chauffe et rouge de honte. » En 1974, il appelle à voter Giscard avant de se rattraper aux branches et d’affirmer qu’il s’agissait d’un geste purement dadaïste… A dada sur Raymond (gains) Barre… Gainsbourg sentait que son public devait voter plutôt à gauche.

En revanche, il sera d’un antiracisme constant durant les années 1980 qui voient la montée du Front National en France. Alors qu’il est l’invité de la plus populaire des émissions télévisées de cette décennie, « Le Jeu de la vérité », animée par Patrick Sabatier, il raconte devant des millions de téléspectateurs la blague suivante : « Un immigré va voir Chirac (alors maire de Paris) et lui demande : « Combien tu me donnes pour que je m’en aille » Chirac lui répond : 5000 francs. Alors l’immigré va voir Pasqua (alors ministre de l’Intérieur), lui pose la même question, et Pasqua : 50 000 francs. Alors l’immigré va voir Le Pen, lui demande ce qu’il donnerait pour qu’il s’en aille, et Le Pen lui répond : cinq minutes. » Gainsbourg racontait que le lendemain de cette émission, il était dans une boîte des Champs-Elysées quand une jeune fille blonde vint le voir pour lui dire que son père s’était tordu de rire devant sa télé en entendant sa blague. Cette jeune fille, c’était Marine Le Pen, et Gainsbourg ajoutait qu’ils avaient fait ensuite la bringue toute la nuit.

 

LE TRAVAIL ET LA VALEUR

http://www.youtube.com/watch?v=jbJjcWJwfPE

Nous n’avons donc rien à voir politiquement avec ce Gainsbourg-là, et pourtant, dans ce recoin-ci de l’histoire, si. Sauf, en effet, à vouloir faire de l’esthétique une catégorie étrangère à la politique, voire pire, une catégorie transpolitique… Sauf à vouloir l’emmurer sous un tombereau de compliments sans intérêt, et passables comme tout compliment figé dans sa gelée, nous devons convenir que Gainsbourg s’est attaqué dans son œuvre à deux tabous : à moins que ce ne fût encore des totems : qui nous importent peu : le travail et la valeur. Même si les deux sont évidemment liés, commençons par le deuxième : la valeur. Comment, se demanderont certains, un même artiste est-il capable du meilleur (disons « Je t’aime moi non plus » ou « Je suis venu te dire que je m’en vais ») et du pire (disons « Sea, Sex And Sun » ou « L’Ami Caouette ») ?

http://www.youtube.com/watch?v=T4sregRBzOc

Les mauvaises langues et surtout ceux qui aimeraient que s’appliquent sans fin, ni fond véritable, les vestiges vertigineux du beau kantien, diront que c’est que Gainsbourg, dans certains cas, n’a pas assez travaillé, qu’il s’est plié à de quelconques facilités. Mais toutes les déclarations du principal intéressé sont assez claires sur ce point : ce que Gainsbourg a fait n’a, selon lui, aucune valeur : ou presque. Et soyons bien certains qu’au fond, nous en convenons nous aussi. On ne va surtout pas comparer Gainsbourg aux « grands » « artistes » de notre temps… Avec lui, quand même, toujours, fort heureusement, les pincettes restent de mise.

Dans cet art mineur qu’est la chanson, cet art cinétique qui ne semble répondre qu’aux mouvements de l’instant, ce n’est pas la valeur qui compte, en effet, mais l’impact. Mais à l’époque de Gainsbourg : ces Trente Glorieuses où l’on rigolait : on ne calcule pas encore l’impact en fonction d’une cible marketing. Comme disait Picasso, en ce temps-là, on ne cherche pas : on trouve. Ou pas. En son nom propre, Gainsbourg n’a pas eu de succès avant la déflagration de La Marseillaise en reggae (1978), cet hymne prématuré, futuriste, pour la France black-blanc-beur de 1998 ou pour cette République scandée plutôt qu’on attend encore, assis sur le même banc de touche que François Bayrou, misère, pff…

Qu’est-ce qui a de la valeur ? On aura peut-être compris que l’actuelle crise : dite financière : pose cette question avec une acuité toute nouvelle, laquelle n’a rien d’économique en soi, mais est totalement philosophique.

Pourtant, la crise artistique l’avait déjà posée bien avant, avec, successivement, dans le XXe siècle, Dada, puis le Surréalisme, le Situationnisme, le Punk, et donc, par chez nous, exclusivement, dans ce qui semble toujours un dandysme de trois jours comme on le dirait d’une barbe, Serge Gainsbourg.

http://www.youtube.com/watch?v=zGaGoJ8wPGM

De là, à notre avis, l’actualité immédiate de notre homme : avec ce qu’il appelait son aquoibonisme, il nous démontre présentement, plus vivant que mort, qu’un monde enfin se termine dans un grand éclat de rire morose.

Arnaud Viviant

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De son vrai nom Lucien GINZBURG, Serge Gainsbourg est né le 2 avril 1928 à Paris.
Son père, Joseph GINSBURG, de nationalité russe, est un juif ashkénase. II est né a Odessa et a rencontre la future mère de Lucien (Oletchka) en Crimée. Premier prix de piano du Conservatoire de Musique (il sera quelques années plus tard pianiste de bar à Paris), il fuit la revolution bolchevique et son cortege d’atrocites et gagne la France, puis Paris et s’y installe avec Oletchka, qui est une femme d’une grande beauté au caractère trés enjoué.

A l’école communale de la rue Blanche, située prés du square de la Trinité, c’est un trés bon élève. Mais la guerre arrive, puis la débacle de 1940 et la famille se réfugie en Normandie ou Lucien découvre la peinture. A la liberation, il entre au Iycée Condorcet,.mais Lucien est un élève indiscipline et il se fait renvoyer avant de passer son baccalauréat. II entre alors aux Beaux Arts (Architecture). mais retourne rapidement à la peinture.

En 1948, il effectue son service militaire et, toujours indiscipline, fait connaissance avec le camp de Frileuse. II deviendra alors tireur d’élite à la mitrailleuse.
Son temps terminé, Lucien se remet à peindre, essayant différents genres et passant du figuratif au surréalisme, bifurquant vers le dadaisme et revenant a ses premieres amours: le figuratif. Pendant ce temps, il exerce quelques petits métiers et met notamment en couleurs les photographies que l’on trouvait exposées a l’entrée des cinémas dans les années 50.

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Puis, Lucien est engage comme pianiste au cabaret Milord l’Arsouille. II en profite pour changer de patronyme et de prénom: GINSBURG devient GAINSBOURG et Lucien devient Serge. (il trouvait que Lucien faisait garçon coiffeur).
Eté 1958, son premier album (un 33 tours 25 cm) sort avec 9 premieres chansons Du Chant à la Une dont Marcel AYME écrit la préface. L’Academie Charles CROS lui donne son grand prix et Boris VIAN est enthousiasme mais la critique boude.

Un deuxième et un troisième 33 tours 25 cm vont suivre, mais la critique est toujours trés réservée. Serge GAINSBOURG écrit alors pour les autres:Isabelle AUBRET, Hugues AUFRAY, Michèle ARNAUD, Brigitte BARDOT, Philippe CLAY, Pétula CLARK, Juliette GRECO, Gloria LASSO, Nalla MOUSKOURI, Jean-Claude PASCAL, Serge REGGIANI, Cora VAUCAIRE entres autres…

L’annee 1965 marque un tournant dans sa carriere avec le Grand Prix Eurovision de la Chanson qutil remporte avec France GALL, l’interprète de sa chanson  » Poupée de cire, poupée de son « .
En 1966 il écrit la bande originale de la comédie musicale (de Pierre KORALNIK): ANNA avec Anna KARINA. JeanClaude BRIALY, Serge GAINSBOURG. Cette comédie musicale fut réalisée pour la télévision.

L’année 1967 voit Serge faire chanter Brigitte BARDOT: Harley Davidson. Bonie and Clyde… En 1969 c’est le succès colossal de Je t’aime …moi non plus avec Jane BIRKIN

L’année 1971 voit naître Melody Nelson qui sera également un succès considérable.

http://www.youtube.com/watch?v=KvW2y6CbNXQ

En 1973 Serge a sa première alerte cardiaque.

L’année 1976 voit la sortie du film Je t’aime… moi non plus mis en scène par GAINSBOURG.

En 1978 il écrit et compose pour Jane BIRKIN. L’annee 1979 voit Serge monter sur scène avec le groupe BIJOU. II écrit des chansons pour Alain CHAMFORT et Alain BASHUNG. Mais surtout, il sort la version revue et corrigée de la Marseillaise: Aux armes, et caetera qui aura un succès énorme (disque de platine).

En 1980/1981 Serge écrit Euguenie Sokolov et sort l’album Mauvaises Nouvelles des Etoiles et écrit la bande originale du film « Je vous Aime » de Claude BERRI.

L’année 1981 voit Serge écrire un album pour Catherine DENEUVE. Gainsbourg fait la connaissance de Caroline Von Paulous dite Bambou, qui lui donnera quelques années plus tard le petit Lulu.

En 1983 c’est pour Isabelle ADJANI qu’il écrit un 33 tours dans lequel on trouve le désormais célébre Pull Marine. Il réalise également son deuxième long métrage: Equateur.

Les années 1984/1985 Love on the beat est disque de platine. Serge reçoit le Grand Prix de la Chanson décerné par le Ministre de la Culture. C’est le temps de gainsbarre et de la Provoc…

Il devient Officier de l’ordre des Arts et Lettres et chante au Casino de Paris pendant cinq semaines. En 1986 il écrit un 33 tours pour sa fille Charlotte « CHARLOTTE FOR EVER  » et réalise le long métrage du même nom.

L’année 1988 voit « Le Zenith de GAINSBOURG « .

En 1989 les chirurgiens lui enlevent un lobe hépatique. Il écrit pour Vanessa PARADIS.

L’année 1990 voit la réalisation du dernier long métrage de GAINSBOURG : Stan the flasher(la tragédie d’un exhibitionniste).

2 mars 1991 Décés de Serge GAINSBOURG

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Citations de Serge Gainsbourg]

L’idée du bonheur m’est étrangère, je ne la conçois pas donc je ne le cherche pas.

  • Gainsbourg, Gilles Verlant, éd. Livre de Poche, 2000, p. 902

C’est illégal ce que je vais faire mais je vais le faire quand même… Il faut pas déconner, ça c’est pas pour les pauvres, c’est pour le nucléaire.

  • Sur le plateau du 11 mars 1984 à l’émission 7 sur 7, Serge Gainsbourg brûle un billet de 500 francs.

Quand j’ai le delirium, je deviens très mince.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 14

Du champ’, du brut, des vamps, des putes.

Doit-on dire un noir ou un homme de couleur ? Tout ceci n’est pas clair.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 13

Doit-on dire un noir ou un homme de couleur ? Tout ceci n’est pas clair.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 15

Toutes les femmes sont à prendre
-Enfin
-Y’en a qui peuvent attendre.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 20

Certains s’effacent devant leur destin. Moi je le mets aux arrêts de rigueur. À fond de cale.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 24

Disons que pour la femme, je suis un mâle nécessaire et pour moi, elle est un bien inutile.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 25

Depuis la mort de mon père et de ma mère, je préfère l’asphalte. La terre est mangeuse d’hommes.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 27

Amour hélas ne prend qu’un M. Faute de frappe c’est haine pour aime.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 30

C’est une défense de me mettre un masque. Moi je crois que j’ai mis un masque et que je le porte depuis vingt ans, je n’arrive plus à le retirer, il me colle à la peau. Devant, il y a toute la mascarade de la vie et derrière, il y a un nègre, c’est moi.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 36

Ce qui me gêne dans la jument, c’est la queue.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 40

C’est normal d’être orphelin à cinquante-sept ans. Normal, mais inadmissible.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 48

D’un tableau de Francis Bacon
– Je suis sorti
– Faire l’amour avec un autre homme
– Qui me dit
– Kiss me Hardy

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 56

N’remue pas s’il te plait
-Le couteau dans la play
-Plus de flash-back
-Ni de come-back
-Les larmes c’est en play-back complet.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 57

La différence entre la beauté et la laideur, c’est que la laideur, elle, au moins, elle dure.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 67

Rendre l’âme ? D’accord, mais à qui ?

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 74

Moi je n’ai pas d’idée, j’ai des associations de mots, comme les surréalistes; carence d’idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide.

Je serai fusillé d’une balle rouillée et mourrai du tétanos.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 74

Si j’étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006, p. 78

Je serai fusillé d’une balle rouillée et mourrai du tétanos.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 99

Dieu est un fumeur de havanes
C’est lui même qui m’a dit
Qu’la fumée envoie au paradis
Je le sais ma chérie.

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 136

Sur ma tombe je veux que l’on rédige cette épitaphe : « Ci-gît le renégat de l’absolu ». Dernière consigne : ne m’enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe!

  • Pensées, provoc et autres volutes, Serge Gainsbourg, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2-253-11941-8), p. 141

J’arrête de fumer toutes les 5 minutes.

  • Sur l’antisémitisme : « Vous savez qui a coulé le Titanic ? Iceberg, encore un Juif ! »
  • Sur la gauche : « En 1981 je me baladais rue Saint-Denis, là je tombe sur une pute superbe, je lui dis – tu sais comment je m’appelle, mais toi quel est ton nom ? – socialisme. Alors je monte avec elle et dans la chambre je m’aperçois que c’est un immonde travelo, elle me dit alors – prends-moi par le communisme ! »
  • Sur la guerre d’Afghanistan (1979) : « J’ai 7 mots à dire : les Russes sont des en cu lés. »
  • « Pour l’amitié entre hommes et femmes, impensable. Parce qu’il y a toujours sous-jacent le désir animal. »
  • « J’ai eu une crise cardiaque ce qui prouve que j’ai un cœur. »
  • « J’arrête de fumer toutes les 5 minutes. »
  • « La connerie est la décontraction de l’intelligence. »
  • « Le comble de la misère c’est l’absence de papier cul. »
  • « Une Lolita , c’est une fleur qui vient d’éclore et qui prend conscience de son parfum et de ses piquants. »
  • À propos de France Gall : « Si vous savez ouvrir cette huître, vous trouverez la perle… Sinon, vous tomberez sur une moule. »[8]
  • « Juif : ce n’est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça. »
  • « Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral. »
  • « Le snobisme, c’est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet. »
  • « J’ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu’elle était doublée de vison. » (prononcé pendant une émission télé Discorama).
  • « J’ai placé mon univers de la chanson dans une sphère de luxe et de névrose. »
  • « La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés. »
  • « Un homme démaquillé est ambigu, alors qu’une femme maquillée est confuse. »
  • « Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes. »
  • « Je ne sais pas ce qu’il faut faire, mais je sais ce qu’il ne faut pas faire. »
  • « Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit. »
  • « Qui promène son chien est au bout de la laisse. »
  • « L’homme a créé Dieu, l’inverse reste à prouver. »
  • « L’amour physique est sans issue. »
  • « L’amour est aveugle et sa canne est rose bonbon. »
  • « L’amour est un cristal qui se brise en silence. »
  • « Nous nous sommes dit tu. Nous nous sommes dit tout. Nous nous sommes dit vous, puis nous nous sommes tus. »
  • « Je trouve la gauche assez adroite, et la droite un peu gauche. »
  • « J’aime bien Mickey. Il est comme moi : il a deux grandes oreilles et une longue queue. »
  • « Je bois et je fume. L’alcool conserve les fruits ; la fumée conserve la viande. » (citation empruntée à Ernest Hemingway).
  • « La laideur est supérieure à la beauté en ce sens qu’elle dure. » (citation empruntée à Georg Christoph Lichtenberg).
  • « La gueule que j’ai aujourd’hui, je la regretterai dans dix ans. »
  • Sur un plateau télé, il déclare à propos de la chanteuse américaine Whitney Houston (alors assise à ses cotés…): « I want to fuck her! », ce qui signifie, en anglais, « Je veux la baiser ! » (revoir la vidéo [1])
  • « Il faut prendre les femmes pour ce qu’elles ne sont pas, et les laisser pour ce qu’elles sont. »
  • « J’ai mis mon génie dans ma vie et mon talent dans mon œuvre. » (citation empruntée à Oscar Wilde).
  • {{Citation|Quand les gens venaient me voir chanter, ils disaient que je n’avais pas de tenue scénique. Maintenant, j’ai une tenue cynique et on dit que je suis pretentieux. Il faudrait savoir !

 

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